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Des histoires qui se vivent

Jack, animateur et fondateur de l’émission Rennes to the Hills (février 2020)

Jack, animateur et fondateur de l’émission Rennes to the Hills (février 2020)

Pas facile d’avoir un véritable avis sur la musique. En dehors du simple « j’aime » , « j’aime pas », avancer un argument qui tient la route n’est pas une évidence pour tout le monde. On met toujours de soi dans un jugement mais une opinion construite donne de la valeur à une critique. D’accord… mais la musique a-t-elle besoin des autres pour exister ? Oui… Sauf cas très particuliers, un morceau a vocation à être partagé et savoir en parler met en valeur le travail des groupes. Jack est de ces passeurs. Un passionné, devenu un intermédiaire entre le public et les artistes. Animateur chez Rennes to the Hills depuis presque sept ans, il repère, décortique mais surtout participe à la découverte de musiciens issus de la scène professionnelle et amateur. Mais qu’est-ce qui l’a mené à faire de la radio ? Semaine après semaine, comment prépare-t-il ses émissions ?

Il y a forcément un début à tout. Pour Jack, le virus de la musique l’a pris très tôt : « la première claque, c’était avec Discovery de Daft Punk. J’avais emprunté le C.D. à la bibliothèque et j’écoutais en boucle le morceau Aerodynamic. Après, j’ai eu ma période Neo-Metal mais dès 13 ans, j’ai commencé à m’intéresser au Death Melodique avec le groupe Suédois Soilwork. À cette époque, Lordi jouait aussi à l’Eurovision et j’ai trouvé ça fou qu’ils gagnent.» L’enfance façonne de bien des manières… De cette période, il retient ses découvertes musicales mais aussi un surnom qu’il porte aujourd’hui à la radio : « mon vrai prénom est Mathieu mais on m’appelle Jack depuis que j’ai dix ans. »

Pour en parler, écouter de la musique est essentiel… mais pour la comprendre, faut-il savoir en jouer ? Disons que ça peu aider… « J‘ai fait de la guitare. C’était pas du Metal mais plutôt de l’Alternatif. Le groupe n’a pas tenu, on s’est séparé parce qu’on partait tous faire nos études ailleurs. C’est à ce moment que j’ai commencé la radio », explique Jack. Il débute comme chroniqueur sur le temps du midi pendant une saison mais très vite, il monte son propre projet : «  il n’y avait pas d’émission dédiée au Metal à la Fac, j’ai déposé une demande et c’est comme ça que Rennes to the Hills a démarré. C‘est à cette période que j’ai rencontré Swann du groupe Hipskör. Il a fait partie de la première équipe de Rennes to the Hills avec Clément, Anaïs et Pablo.» Musicien et présentateur ? Et oui, en coulisses ou dans les salles de concert, les rôles se mêlent : les acteurs de la scène locale portent parfois plusieurs casquettes.

Après toutes ces années, la motivation est-elle toujours la même ? Comment se prépare une émission hebdomadaire ? « On est en direct le mardi soir, de 21h00 à 22h00. On arrive vers 20h30 mais je t’avoue qu’on privilégie une ambiance détendue. J’ai toujours insisté pour qu’on se fasse plaisir et que tout le monde participe, y compris la personne qui gère la technique. Il a son micro et il intervient quand il veut. » N’empêche, quand on les écoute, on se rend compte que les chroniqueurs maîtrisent parfaitement leurs domaines : « j’ai toujours voulu taper large dans les styles de Metal. On passe des trucs qu’on aime bien, même si c’est pas récent. On parle aussi des groupes et des asso locales. » Et c’est du boulot… Rennes to the Hills ne prend quasi pas de vacances : « l‘été, c’est une période riche en actualités. On peut pas passer à côté. Il y a les festivals à couvrir comme le Hellfest et le Motocultor. On va sur place pour les interviews. Après, en dehors des gros festivals, on sort peu du studio. On a quand même déjà fait 8 heures de live pour l’anniversaire du Mondo Bizarro. Un très bon souvenir mais techniquement, c’était compliqué. »

Jack a une très large connaissance du monde de la musique. Il va voir pas mal de concert mais il bosse aussi en tant que Runner Artiste, Merch Guy et Roadie. Un taf complet qui oblige à être sur tous les fronts : du merch, au matos, en passant par la conduite… Il a commencé comme bénévole et puis, un jour, Rage Tour l’a contacté pour accompagner un groupe en tournée : « Columbine, du rap. Rien à voir avec le Metal mais j’ai vraiment adoré. On est parti 4 mois et on a traversé pas mal de pays. Je repars en mars avec The Lords of Altamont

Jack sait parler des musiciens. Un animateur curieux qui a les yeux qui brillent quand il évoque les groupes qu’il soutient : des formations – pour la plupart – issues de la scène Metal, Rock et Alternative.

La musique…

Une passion qu’il a su garder intacte depuis ses 13 ans. C’est beau ça… et plutôt rare ! N’hésitez pas à l’écouter ! Rennes to the Hills, ça se passe tous les mardis soirs avec Jack, Julien, Vincent, Elisa, Pierre et Elliot.

Caroline Vannier

Les conseils de Jack

1 – Des groupes de la scène locale que tu souhaites soutenir ?
Mantra, le concept est juste génial. La musique aussi.
Sideburn, ce sont des copains et d’années en années, ils s’améliorent vachement.
Migeira, leur musique est fantastique. C’est ambiant, bourré d’émotion. Ils ont créé un ciné-concert de A à Z : du film, à la musique. C’était très beau, impossible de ne pas être ému, ce soir-là.
The Chainsaw Motel, c’est comme si Queens of the Stone Age avait fusionné avec Sepultura. C’est un pur Stoner Metal.

2 – Et à l’international ?
Kvelertak, c’est du Black n’Roll. Ça mélange plein de trucs, c’est juste génial.
Soilwork, bien évidemment.
Gojira. Au niveau Metal Français, c’est la meilleure vitrine.
Elder. Du Stoner, Psyché, Progressif… J’écoute très souvent leur album Lore et je découvre encore des passages que j’avais pas repéré.

Sur le Web :
https://www.c-lab.fr/emission/rennes-to-the-hills.html?fbclid=IwAR2jVF3YTqqgnXjaB1_lx4UxFaZleky0HnAQRPZETE7S-O3nf14rCJPEyaU
https://www.facebook.com/rtth35

 

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